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Au Havre, l'appartement rêvé d'Auguste Perret


Eric Flogny/Aleph

Le Havre Visite privée Depuis son inscription au Patrimoine de l’Unesco en 2005, la cité austère et mal-aimée s’est réconciliée avec son patrimoine contemporain et son étrange beauté fascine. L’architecture radicale du reconstructeur, Auguste Perret, apparaît jubilatoire. Un appartement témoin lui est même consacré qui vante les mérites du béton, de la lumière et de la ligne épurée du mobilier. Cela vaut bien une visite. Un frais soleil d’hiver teinte de rose les façades de béton percées de mille fenêtres, effleure le clocher-phare de l’église Saint-Joseph et achève sa course dans la minéralité de la place de l’Hôtel de Ville. Lorsque l’on entre dans le Havre par le quai Georges V, ce qui frappe d’abord, c’est l’espace, les larges avenues en damier et les alignements d’immeubles au toit en terrasse d’une géométrie irréprochable et, sur l’horizon, le port immense. Et cette lumière. On s’étonne des clichés colportés depuis des décennies à propos de ce « Stalingrad sur Mer ». Très vite on se laisse séduire par le graphisme et le charme moderniste de la cité qui, après la Grotte de Lascaux, le Pont du Gard et le Mont Saint-Michel, en 2005, a rejoint la liste des vingt-huit joyaux français inscrits au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco. « Un exemple exceptionnel de l’architecture de l’urbanisme de l’après-guerre », a estimé le comité onusien, « marqué par l’exploitation novatrice du potentiel du béton ». Pour les 200 000 habitants, cette consécration fait tout simplement figure de revanche sur l’Histoire. 5 septembre 1944. Dans la nuit les avions alliés de la Royal Air Force bombardent le Havre pour en déloger les soldats allemands retranchés là après le débarquement de Normandie. Le centre-ville est rasé et le bilan lourd : 5 000 civils tués, 12 000 bâtiments rayés de la carte, 80 000 sans abris. Le traumatisme immense. A la Libération, le ministre de la Reconstruction, Raoul Dautry, nomme, cas unique en France, un seul architecte responsable de toute la reconstruction de la ville. Auguste Perret, à 71 ans, est alors une sommité de renommée mondiale. L’homme débarque avec sa suite de disciples, assistants et élèves. A partir de rien, tous planchent et grattent des centaines de croquis et de plans. Un plan d’urbanisme orthogonal est défini, rythmé par des rues au carré, des immeubles qui le sont tout autant. Une cité idéale ? Pas pour les habitants qui tout au deuil de leurs proches, de leurs vieilles briques et de leurs colombages d’antan, rejettent ces rues très larges, ces immeubles froids et gris, ce plan monumental et cette architecture cubique. Le malentendu s’installe. Il faudra le temps d’une génération pour que les Havrais adoptent enfin leur ville. En 1995, Antoine Rufenacht (UMP) enlève la mairie aux communistes en place depuis trente ans. C’est le début d’une reconquête d’image consacrée par l’Unesco. Pionnier du béton en France, Auguste Perret en maîtrise toutes les techniques : mouchardé, teint, poli, gris, beige, bleuté, auquel il ajoute colonnes rainurées et claustras, allant jusqu’à faire de la dentelle avec son matériau favori. Son utilisation lui permet toutes les audaces structurelles et vaut à son travail le qualificatif de « poétique du béton ». L’expression peut faire sourire. L’architecte persiste : « Mon béton est plus beau que la pierre. Je le travaille, je le cisèle. J’en fais une matière qui dépasse en beauté les revêtements les plus précieux », confie-t-il en 1945. Le maître va réorganiser l’espace, non pas en le reproduisant à l’identique, mais en y plaquant, sans états d’âme, ses règles et son modèle : le Panthéon grec. Il développe, grandeur nature, sa doctrine. Un nouvel ordre architectural défini comme l’« Ecole de classicisme structurel », longtemps moqué par les Modernes, mélange de vocabulaire classique, colonnes, chapiteaux, et corniches, et d’innovations techniques fondées sur le béton magnifié dans ses précédentes œuvres, le Théâtre des Champs-Elysées, le Palais d’Iéna à Paris ou l’église du Raincy. La ville repensée par l’architecte est d’une géométrie irréprochable. Dans un triangle formé par la Porte Océane, la place de l’Hôtel de Ville et le front de mer, avenues, bâtiments, logements, tout obéit à un maillage calibré sur une même unité de mesure : 6,24 mètres, longueur de la poutre de béton utilisée. Hormis six tours de 10 étages, les immeubles – baptisés « I.S.A.I. », autrement dit immeubles sans affectation individuelle car financés par l’Etat et concédés au titre de dommages de guerres sont limités à 3 ou 4 niveaux et positionnés en double exposition. Toits plats bordés de corniches, boutiques arcades en rez-de-chaussée, balcons alternés et fenêtres verticales à l’infini, priorité à la lumière. Le principe est d’autant plus simple que, derrière les façades, les appartements sont tous dessinés sur le même modèle. Situé au premier étage, face à l’Hôtel de Ville, l’appartement témoin racheté, en juin 2005, par la municipalité permet de mesurer les qualités de l’ouvrage. Restauré à l’identique sous la houlette de l’architecte Vincent Duteurtre, il est destiné à accompagner le classement du centre-ville. A peine passé le seuil, on comprend que le reconstructeur ne s’est pas contenté de concevoir les éléments d’une ville nouvelle. Il s’est efforcé également d’imaginer la vie quotidienne de l’après-guerre, fonctionnelle et surtout adaptée aux évolutions de la famille. Oublié le style Haussmannien sombre où chaque pièce lourdement meublée est affectée à une seule fonction. Perret rappelle « qu’il n’y a plus de domestique et que la femme ne doit plus être reléguée dans son trou ». Il imagine une organisation de l’espace généreuse et rationnelle. Elle est lumineuse avec ses grandes baies verticales (« de la hauteur d’une silhouette »), flexible grâce à ses portes coulissantes et sa structure sans mur porteur. La distribution des pièces est évolutive. Au centre, la salle à vivre communique avec la quasi-totalité des autres pièces et intègre la cuisine laboratoire griffée Cepac tout en émail et inox avec vide-ordures collectif, « Frigidaire », chauffe torchons et gazinière Cilor Luxe. Les placards sont créés dans la maçonnerie. On peut circuler dans tout l’appartement sans jamais revenir sur ses pas. Pour le mobilier qu’il fait fabriquer en série, Auguste Perret en appelle aux plus grands. Il a fallu beaucoup de temps et de constance à Elisabeth Chauvin, la conservatrice de ce « micro-musée » de 99m2 pour reconstituer mobilier et électroménager de la grande époque des premiers Salons des Arts Ménagers à se faire pâmer les accros des années 50 et autres clients des Puces du design. Ils ont été repérés chez Fabien Delbarre à Lille et dans les grandes galeries parisiennes Seguin et Favardin, chinés chez Emmaüs. Certains ont été offerts par des familles de la région. Les fauteuils, bahut, desserte du living en chêne cérusé ou en sycomore, hauts sur pied (pour laisser passer l’aspirateur et la cireuse) ont été conçus par René Gabriel, le bureau est de Pierre Paulin. Dans la chambre des parents, armoire et chevets sont signés d’André Baudouin. Dans celle des enfants, le dessin de l’armoire dressing inspirée des malles cabines de bateau, des étagères et du secrétaire mural à abattant revient à Marcel Gascoin. Au mur, un Manessier de 1953. Tous les détails permettent de se replonger dans les fifties. Ainsi les manteaux accrochés à la porte changent en fonction des saisons. La machine à écrire Remington, l’almanach des Postes de 1951, un 33 tours de Gilbert Bécaud sur le tourne-disque Teppaz, les « Paris-Match » et « Lisette » dans le porte journaux, le couvert dressé, donnent au visiteur la délicate impression de troubler l’intimité d’une famille ou de s’immiscer sur le plateau de « Mon Oncle » de Jacques Tati. Soixante ans plus tard, les « Perret » sont des plus cotés. Leur prix a plus que doublé en quatre ans. Il faut débourser, en moyenne, 2 550 € du m2 pour un appartement de la « reconstruction » contre 1 980 pour les autres logements du parc de la ville. Les candidats se bousculent. « C’est un des signes annonciateurs du regard nouveau que les Havrais portent sur leur ville », intervient Elisabeth Chauvin. « Longtemps critiquée, cette architecture est désormais devenue un sujet de fierté pour les habitants ». Il aura fallu trois générations pour parvenir à ce résultat qui signe, dans l’inconscient collectif, la fin d’une longue période de souffrance et ouvre une nouvelle page dans la renaissance de la cité meurtrie. Le Havre est entré dans le club des sites incontournables. Jamais le centre-ville n’avait autant attiré. Il draine des milliers de touristes mais aussi des ingénieurs et des architectes sensibles à cette « poétique d’un béton » qui vieillit bien, ne se fissure pas et continue de prendre, sous l’effet du soleil, de jolies teintes rosées. Le Havre pratique Visiter Appartement témoin Perret, musée de la Ville du Havre, ouvert les mercredi, samedi et dimanche, de 14 h à 17 h. Renseignements : Office de tourisme, 186, boulevard Clemenceau, 76 059, Le Havre. Tél. 02 32 74 04 04. Site internet : www.lehavretourisme.com. Expositions Images sur commande, travaux d’artistes. Photographes et vidéastes témoignent de la curiosité que suscite Le Havre et du changement de regard posé sur la ville : Véronique Ellena, Nancy Wilson-Pajic, Pierre Creton, Manuela Marquez, Charles Decorps, Xavier Zimmermann, Vicenzo Castella…Clichés de Lucien Hervé réalisés en 1957. Du 6 mars au 24 mai 2010. Musée Malraux, 2, boulevard Clemenceau. Renseignements : 02 35 19 62 62. Appartement Perret, l’envers du décor, approche originale par le photographe Gilles Reynaldi qui, dans une vingtaine d’appartements reconstruits, tente de capter l’esprit des lieux en dehors de leurs habitants. Traces, objets, décors deviennent alors des marqueurs de vie. Du 13 mars au 16 mai 2010. Appartement témoin Perret, 1, place de l’Hôtel de Ville. Renseignements : 02 35 21 27 33. Lire Appartements témoins de la reconstruction du Havre, par Elisabeth Chauvin, Editions Points de vues, novembre 2007. Création en France, arts décoratifs 1945-1965, sous la direction de Dominique Forest et de Véronique de Bruignac-La Hougue, Editions Gourcuff Gradenigo, novembre 2009. Chiner dans le « périmètre Perret » Le bazar mondain, meubles et objets design du XXème siècle rassemblés par Florence Broccolicchi, une passionnée du genre. 21, rue Bastion, 76 600, Le Havre. Tél. 02 35 42 29 04. Ali-Baba, des trésors des Années 30 à nos jours, bijoux à prix raisonnables, bonnes affaires garanties. 23, rue Duguay Trouin, 76 600, Le Havre. Tél. 02 35 24 48 24. Déjeuner, dîner, dormir Au Caïd, en faïence et formica, une institution plongée dans son jus Années 50. 123, rue Victor Hugo, 76 600, Le Havre. Tél. 02 35 41 31 45. A partir de 12 €. Jean-Luc Tartarin, Décor contemporain pour un chef créatif, talentueux et subtil, gratifié d’une étoile au Guide Michelin. 73, avenue Foch, 76 600, Le Havre. Tél. 02 35 45 46 20. Déjeuner : 29 € ; menu saveurs : 40 € ; dégustation : 85 €. La Petite Brocante, Dans une ambiance bistrot sympathique, cuisine de terroir et de tradition. 75, rue Louis Brindeau, 76 600, Le Havre. Tél. 02 35 21 42 20. Menu : 22,50 €. A la carte : à partir de 13 €. Vent d’Ouest, hôtel et restaurant, Au pied de l’église Saint-Joseph, à quelques pas de la plage, une atmosphère chaleureuse, décor maritime et magazine déco, cuisine conviviale. 4, rue de Caligny, 76 600, Le Havre. Tél. 02 35 42 50 69. Site internet : www.ventdouest.fr. E-mail : contact@ventdouest.fr. Chambres à partir de 100 €. Menus : de 16 à 24 €. A la carte : à partir de 12 €. Art Hotel (Best Western), Situation idéale au cœur du quartier reconstruit par Auguste Perret, face au Volcan, la salle de spectacle signé de l’architecte Oscar Niemeyer. Style résolument contemporain. 147, rue Louis Brindeau, 76 600, Le Havre. Tél. 02 35 22 69 44. Site internet : www.art-hotel.fr. E-mail : arthotel@free.fr. Chambres à partir de 89 €. Geneviève Lamoureux


 

Eric Flogny / Picturetank FLE0294996

Symbole du renouveau d'après-guerre, les immeubles Perret conjuguent plans rigoureux et fenêtres verticales.

Le Havre, Normandie, France - 21/02/2010

Mentionner que les photographies ont été prises dans l'appartement témoin Perret.

 

Eric Flogny / Picturetank FLE0294994

Détail de rideau aux motifs typique des années cinquante.

Le Havre, Normandie, France - 21/02/2010

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300114

Dans les cages d’escaliers et sur les murs des parties communes, le béton décline les tons, au gré des graviers, sable, poudre de grès, de marbre, de briques, de pigments incorporés. Capable de revêtir autant de teintes que d’effets, le matériau s’affirme en surface.

Le Havre, Normandie, France - 21/02/2010

Mentionner que les photographies ont été prises dans l'appartement témoin Perret.

 

Eric Flogny / Picturetank FLE0300113

Dans les cages d’escaliers et sur les murs des parties communes, le béton décline les tons, au gré des graviers, sable, poudre de grès, de marbre, de briques, de pigments incorporés. Capable de revêtir autant de teintes que d’effets, le matériau s’affirme en surface. L’apparence travaillée et la régularité de sa trame soulignent l’ossature du bâtiment.

Le Havre, Normandie, France - 21/02/2010

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300379

Dans les cages d’escaliers et sur les murs des parties communes, le béton décline les tons, au gré des graviers, sable, poudre de grès, de marbre, de briques, de pigments incorporés. Capable de revêtir autant de teintes que d’effets, le matériau s’affirme en surface. Un chêne clair est réservé aux locaux techniques et portes palières.

Le Havre, Normandie, France - 21/02/2010

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Eric Flogny / Picturetank FLE0294997

Dans les cages d’escaliers et sur les murs des parties communes, le béton décline les tons, au gré des graviers, sable, poudre de grès, de marbre, de briques, de pigments incorporés. Capable de revêtir autant de teintes que d’effets, le matériau s’affirme en surface. L’apparence travaillée et la régularité de sa trame soulignent l’ossature du bâtiment.

Le Havre, Normandie, France - 21/02/2010

Mentionner que les photographies ont été prises dans l'appartement témoin Perret.

 

Eric Flogny / Picturetank FLE0300116

Appartement numéro 1. Le chêne clair est réservé aux locaux techniques et portes palières.

Le Havre, Normandie, France - 21/02/2010

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Eric Flogny / Picturetank FLE0294998

Un chêne clair est réservé aux locaux techniques et portes palières.

Le Havre, Normandie, France - 21/02/2010

Mentionner que les photographies ont été prises dans l'appartement témoin Perret.

 

Eric Flogny / Picturetank FLE0294993

Un chêne clair est réservé aux locaux techniques et portes palières.

Le Havre, Normandie, France - 21/02/2010

Diffusion reportage et photos seules à l'international uniquement. Merci. Mentionner que les photographies ont été prises dans l'appartement témoin Perret.

 

Eric Flogny / Picturetank FLE0295003

L’architecture est rythmée par un jeu de piliers disposés en damier et espacés de 6,24 mètres. Aucun mur n’est porteur, toutes les cloisons sont coulissantes. L’esthétique et le graphisme de l’ensemble permettent de mesurer la qualité de l’œuvre consacrée par l’Unesco. Du bel ouvrage qui porte allègrement ses 60 ans.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300109

Batterie de cuisine d'époque sous l'almanach des Postes de 1951 sur le mur d'entrée de la cuisine.

Le Havre, Normandie, France - 21/02/2010

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Eric Flogny / Picturetank FLE0295002

Dans la cuisine-laboratoire griffée CEPAC, les éléments de rangement et l’évier inox intégrés, la pendule Vedette en formica jaune de la fin des années 50, le réfrigérateur Frigidaire, un modèle de 1957 comme la yaourtière Yalacta et l’autocuiseur Autothermos lancés dans les années 40.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300374

Dans la cuisine-laboratoire griffée CEPAC, les éléments de rangement et l’évier inox intégrés, la pendule Vedette en formica jaune de la fin des années 50, le réfrigérateur Frigidaire, un modèle de 1957 comme la yaourtière Yalacta et l’autocuiseur Autothermos lancés dans les années 40.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300343

Dans la « salle à vivre », les meubles dessinés par René Gabriel s’inspirent de prototypes réalisés dès 1945 pour le Salon des artistes décorateurs. Rationnels et robustes, ils seront fabriqués en série par la maison Lieuvin à Bernay dans l’Eure et distribués à travers la France. Premier association d’ampleur entre industriels et créateurs, cette production symbolise l’avènement du design en France et signe une réponse collective adaptée aux besoins individuels.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300106

Le service à orangeade, « Angelika », a été fabriqué dans les usines Villeroy et Bosch à la fin des années 50.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300345

Dans la « salle à vivre », les meubles dessinés par René Gabriel s’inspirent de prototypes réalisés dès 1945 pour le Salon des artistes décorateurs. Rationnels et robustes, ils seront fabriqués en série par la maison Lieuvin à Bernay dans l’Eure et distribués à travers la France. Premier association d’ampleur entre industriels et créateurs, cette production symbolise l’avènement du design en France et signe une réponse collective adaptée aux besoins individuels.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0295005

Le service à orangeade, « Angelika », a été fabriqué dans les usines Villeroy et Bosch à la fin des années 50.

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Diffusion à l'international uniquement. Merci. Mentionner que les photographies ont été prises dans l'appartement témoin Perret.

 

Eric Flogny / Picturetank FLE0294999

Dans la « salle à vivre », les meubles dessinés par René Gabriel s’inspirent de prototypes réalisés dès 1945 pour le Salon des artistes décorateurs. Rationnels et robustes, ils seront fabriqués en série par la maison Lieuvin à Bernay dans l’Eure et distribués à travers la France. Premier association d’ampleur entre industriels et créateurs, cette production symbolise l’avènement du design en France et signe une réponse collective adaptée aux besoins individuels.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0295004

Au mur, au dessus d’un téléphone noir en bakélite des années 40, titré « Forer 1 » et daté de 1956, un tableau de Reynold Arnoult, natif du Havre, Prix de Rome en 1939, à tout juste 20 ans.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300105

Au mur, au dessus d’un téléphone noir en bakélite des années 40, titré « Forer 1 » et daté de 1956, un tableau de Reynold Arnoult, natif du Havre, Prix de Rome en 1939, à tout juste 20 ans.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300124

Dessin du projet de l'Hotel de Ville.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300107

Chaise Tonneau, dessinée par Pierre Guariche

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Eric Flogny / Picturetank FLE0295000

L’origine des « Trente Glorieuses » (1945-1975) est ici relatée à travers les objets du quotidien. Dans le bureau, la « Desk lamp » Philips imaginée par le designer Louis-Khristiaan Kalf au milieu des années 50 et la machine à écrire Remington de 1955 sont posées sur un bureau dessiné par Pierre Paulin.

Le Havre, Normandie, France - 21/02/2010

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300340

La « Desk lamp » Philips imaginée par le designer Louis-Khristiaan Kalf au milieu des années 50.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300349

Armoire murale dans la salle de bains toute équipée.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300348

Dans la salle de bains toute équipée, on retrouve le lave linge.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300369

De la chambre des parents, on accède à la salle de bains toute équipée. Puis au bureau

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300129

Dans la chambre des parents, le dessin élégant des poignées des portes de l'armoire intégrée.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300346

Dans la chambre des parents, armoire et chevets sont signés d’André Baudouin.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300350

Dans la chambre des parents, armoire et chevets sont signés d’André Baudouin.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300371

La chambre des parents.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0295006

Sur la travailleuse typique des années cinquante, le magazine déco référence de l'époque, paru en novembre 1953.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0295001

Dans la chambre des enfants où jeux et jouets sont avant tout des instruments d’apprentissage, l’ensemble du mobilier (armoire-dressing, étagères murales, chaise « C »…) a été conçu par Marcel Gascoin. Les lits gigognes ont été créés par Emile Seigneur et édités par le Berceau de France à partir de 1952, la suspension dessinée par Jacques Biny vers 1955.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300110

Dans la chambre des enfants où jeux et jouets sont avant tout des instruments d’apprentissage, l’ensemble du mobilier (armoire-dressing, étagères murales, chaise « C »…) a été conçu par Marcel Gascoin. Les lits gigognes ont été créés par Emile Seigneur et édités par le Berceau de France à partir de 1952, la suspension dessinée par Jacques Biny vers 1955.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300376

Dans la chambre des enfants où jeux et jouets sont avant tout des instruments d’apprentissage, l’ensemble du mobilier (armoire-dressing, étagères murales, chaise « C »…) a été conçu par Marcel Gascoin. Les lits gigognes ont été créés par Emile Seigneur et édités par le Berceau de France à partir de 1952, la suspension dessinée par Jacques Biny vers 1955.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300347

Dans la chambre des enfants où jeux et jouets sont avant tout des instruments d’apprentissage, l’ensemble du mobilier (armoire-dressing, étagères murales, chaise « C »…) a été conçu par Marcel Gascoin. Les lits gigognes ont été créés par Emile Seigneur et édités par le Berceau de France à partir de 1952, la suspension dessinée par Jacques Biny vers 1955.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300118

Dans la chambre des enfants où jeux et jouets sont avant tout des instruments d’apprentissage, l’ensemble du mobilier (armoire-dressing, étagères murales, chaise « C »…) a été conçu par Marcel Gascoin. Les lits gigognes ont été créés par Emile Seigneur et édités par le Berceau de France à partir de 1952, la suspension dessinée par Jacques Biny vers 1955.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300375

Dans la chambre des enfants où jeux et jouets sont avant tout des instruments d’apprentissage, l’ensemble du mobilier (armoire-dressing, étagères murales, chaise « C »…) a été conçu par Marcel Gascoin. Les lits gigognes ont été créés par Emile Seigneur et édités par le Berceau de France à partir de 1952, la suspension dessinée par Jacques Biny vers 1955.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300383

Symbole du renouveau d'après-guerre, les immeubles Perret conjuguent plans rigoureux et fenêtres verticales.

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Eric Flogny / Picturetank FLE0300373

Symbole du renouveau d'après-guerre, les immeubles Perret conjuguent plans rigoureux et fenêtres verticales.

Le Havre, Normandie, France - 21/02/2010

Mentionner que les photographies ont été prises dans l'appartement témoin Perret.



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